Hier, nous nous sommes enfin décidés à regarder un film dont Dame Marion nous avait prêté le DVD il y a un certain temps, voire un temps certain (grâce lui soit rendue) : Locataires, film coréen.

Tae-suk est un jeune homme qui passe sa vie chez les autres. En journée, il colle des affiches publicitaires sur la porte des maisons. Le soir, il entre dans l’une des maisons dont l’affiche n’a pas été retirée et y passe la nuit. Il ne vole rien, il se contente d’y séjourner. Parfois même, il répare l’un ou l’autre objet dans l’habitation. Un jour, il est surpris dans son manège par Sun-houa, une belle femme apparemment maltraitée par son mari. C’est le début d’une relation particulière entre ces deux personnages.
Le film est très contemplatif : beaucoup de silence, de plans larges qui laissent le temps au spectateur de s’imprégner de l’ambiance, des émotions qui passent par les gestes, les regards. En fait, alors que les autres se démènent, s’agitent et s’écrient, eux deux ne disent rien, pas un mot, et pourtant leur personnalité s’esquisse, s’affine petit à petit. Une vraie performance d’acteur, époustouflante même, pour un film qui ne lasse jamais malgré un rythme plutôt lent et émerveille par le choix des cadrages, des musiques, et par la justesse du jeu des acteurs.






